Sélection d’articles – 1ère quinzaine de juin

  • Christian V.

CRISPR au centre des attentions

En partageant, avec l’Américaine Jennifer Doudna et le Lituanien Virginijus Siksnys, le prestigieux prix Kavli dans la catégorie des nanosciences pour la mise au point des ciseaux moléculaires, la chercheuse française Emmanuelle Charpentier met de nouveau en lumière CRISPR et toutes ses potentialités.

Cet engouement se retrouve également en France. Ainsi, la Banque publique d'investissement, organisme français de financement et de développement des entreprises, organisait le 8 juin une journée dédiée aux technologies innovantes au service de l’alimentaire.

La recherche mondiale fan de CRISPR

CRISPR apparaît sans conteste comme la NBT avec le plus de potentiel en termes de résultats. A ce titre, la Norwegian University of Life Sciences propose un post-doc pour participer au développement d’un programme de sélection variétale dédié à la pomme de terre, via l’utilisation des outils CRISPR.

Au-delà de pays misant fortement sur les outils CRISPR, la Chine et les Etats-Unis évidemment, l’effort de recherche s’observe également dans des pays comme la Suisse. Ainsi, la recherche helvète utilise CRISPR et d’autres procédés similaires car ils permettent d’éditer le génome de manière ciblée. En ce qui concerne le mildiou, les gènes S responsables de la prédisposition génétique chez la pomme de terre pourraient être supprimés.

Chaque jour, des applications concrètes

Les techniques utilisées pour développer de nouvelles variétés végétales apportent des résultats concrets. Par exemple, les surfaces cultivables pour le cacao sont limitées : il faut donc des plantes plus vigoureuses, plus résistantes aux maladies, produisant de meilleures fèves. La recherche, s’appuyant sur CRISPR, donne des résultats intéressants.

Les biotechnologies peuvent également être une réponse aux effets du changement climatique sur les écosystèmes. L’Union internationale pour la conservation de la nature, regroupant plus de 1 400 ONG, étudie déjà la question, évaluant actuellement comment les NBT, notamment, pourraient avoir un impact sur la préservation de la biodiversité.

En attente de la décision de la CJUE

D’ici quelques jours, la Cour de Justice de l’Union européenne devrait trancher le statut réglementaire des plantes issues des nouvelles techniques de sélection. Et la logique voudrait qu’elle suive les recommandations de l’avocat général. Aussi, son verdict devrait être nuancé. A suivre…

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