Election présidentielle : les NBT dans le débat

Jardins de l'ELyséePour l’heure, la recherche dans le domaine de la sélection végétale n’est pas une priorité de la campagne présidentielle, malgré la tenue du salon de l’agriculture. Seule la lecture attentive des différents programmes donne quelques indications des positions des candidats, sur les biotechnologies et plus précisément sur l’avenir des new plant breeding techniques.

 

Ainsi, François Fillon envisage une « relance des programmes de recherche et d’innovation pour l’agriculture de demain ». Le programme du candidat Les Républicains avance notamment l’importance de « l’innovation génétique sur la qualité technique et sanitaire des céréales, pour accroître les rendements, les rendre moins sensibles aux maladies et moins dépendants des intrants ».
« Pragmatique » concernant les biotechnologies, François Fillon avance qu’« il convient de raisonner sur chaque couple (technologie vs organisme) et chaque résultat espéré ». Un de ses conseillers en matière d’agriculture, Yves d’Amécourt, remarque d’ailleurs que l’agriculture biologique emploie des hybrides, alors que ce sont des « organismes que la nature, seule, n’aurait pas produit ».

 

Pour sa part, Benoît Hamon privilégie le développement de l’agriculture biologique et de l’agroécologie. Pour atteindre cet objectif, le candidat socialiste n’a pour l’instant pas encore indiqué quelle place il comptait donner aux biotechnologies végétales, ni explicitait sa politique de recherche publique.

 

Emmanuel Macron, de son côté, voit dans les biotechnologies un moyen de régler les « problèmes de la planète » : « il y a dans la montée en gamme, dans la différenciation, dans les innovations biologiques et technologiques, une révolution qui est à faire ». Le candidat d’En Marche ! conçoit la thématique des NBT au travers du devenir de la recherche publique. Celle-ci doit permettre d’« être à la pointe de l’art » et peut contribuer à des avancées dans différents domaines. Surtout, Emmanuel Macron estime que la recherche publique garantie une prise de décision éclairée de la part de l’Etat.

 

A l’opposé des trois premiers prétendants à la magistrature suprême, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont clairement fait part de leur hostilité aux biotechnologies. Pour la candidate du Front National, la question des innovations en génomique végétal se limite à un rejet des « multinationales de l’agrochimie ». Quant à Jean-Luc Mélenchon, les « géants des biotechnologies », particulièrement les multinationales américaines, sont les représentants d’un capitalisme financier qu’il combat.

 

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